Mauresque
(poème publié le 21/02/02)

u royaume du vent et des étoiles,
Fragiles fleurs d'un grand jardin de pierres,
Vos yeux de velours, pour moi se dévoilent,
Reflétant les secrets de votre terre.

Les pieds nus, drapées de vos sombres atours,
Vous marchez dans l'ombre de vos seigneurs.
Lentement vous allez, jusqu'au bout du jour,
Par d'ardentes voies qui vous portent ailleurs.

La douceur d'un puits, un moment vous retient,
Caressant du baume de son eau versée,
Vos corps souplent, fièvreux, rompus oh! combien,
Par le prix payé pour votre liberté.

Laissant aux hommes,les braises complices,
Témoins des longues palabres sans terme,
Vous savourez, du sommeil les délices.
Sur vous la nuit, comme un écrin, se ferme.

JMK juillet 99

© Jean Klavzer
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