Mon frère du Viet Nam
(poème publié le 13/01/06)

on frère, près du feu. J'attends ton retour. J'écoute ces cris qui tordent mon coeur de douleur. Je lis tes lettres, et me souviens de toi. Là bas au milieu des fougères endiablées et des herbes mouillées par le sang, tu dois te sentir bien seul. Accroché à ton fusil, ton seul ami, tu dois songer à nos balades dans les forêts et grands champs et à la conquête de nouveaux coeurs. Maman et papa t'attendent toujours ainsi que Margot ta petite soeur. Elle me demande toujours quand t'est ce que son grand frère reviendra, et je détourne mon regard. Souviens toi, ensemble nous gambandions entre chanps et forêts. Nous regardions les écureuils se courrir après, nous écoutions les oiseaux berçées la nature de leurs chamts mélodieux. Regarder les fleurs pousser. Grimper au ciel sur les vieilles branches de notre arbre fétiche. Enfoncé dans la jungle hostile, tu t'évades dans tes rêves de liberté. Mais souvent ils sont interrompues par des cris et des cadavres qui s'écrasent dans ton esprit ensommeillé. Sous ce ciel assassin qui meurtrit tes yeux, tu repenses à ta famille. Sur cette terre mouillée par la sueur de la peur, tu marches. Tes pas lourds d'angoisse s'enfoncent dans le sol. Encerclé jour et nuit par cette haine dévastante, tu te réfugies à l'intérieur de tes vieux souvenirs d'enfance et tu te souviens : des matins où nous nous amusions devant la maison. Mais que ce temps est loin. Le temps où nous nous balladions dans les rues, celui où nous partions chaque matin à l'école. Toute cette verdure, végétation infâme et cruelle, qui t'entoure t'empêche de regarder le monde. Toutes ces rivières rougies par le sang des hommes abîment les traits de ton visage. Alors, pourquoi t'ont-ils enlever de moi, de nous. Pour cette guerre, pour ce combat sans issue auquel tu étais contre. Grand Frère je pense encore toi, malgré que tu sois loin de moi.



Mon frère, près du feu. J'attends ton retour. J'écoute ces cris qui tordent mon coeur de douleur. Je lis tes lettres, et me souviens de toi. Là bas au milieu des fougères endiablées et des herbes mouillées par le sang, tu dois te sentir bien seul. Accroché à ton fusil, ton seul ami, tu dois songer à nos balades dans les forêts et grands champs et à la conquête de nouveaux coeurs. Maman et papa t'attendent toujours ainsi que Margot ta petite soeur. Elle me demande toujours quand t'est ce que son grand frère reviendra, et je détourne mon regard. Souviens toi, ensemble nous gambandions entre chanps et forêts. Nous regardions les écureuils se courrir après, nous écoutions les oiseaux berçées la nature de leurs chamts mélodieux. Regarder les fleurs pousser. Grimper au ciel sur les vieilles branches de notre arbre fétiche. Enfoncé dans la jungle hostile, tu t'évades dans tes rêves de liberté. Mais souvent ils sont interrompues par des cris et des cadavres qui s'écrasent dans ton esprit ensommeillé. Sous ce ciel assassin qui meurtrit tes yeux, tu repenses à ta famille. Sur cette terre mouillée par la sueur de la peur, tu marches. Tes pas lourds d'angoisse s'enfoncent dans le sol. Encerclé jour et nuit par cette haine dévastante, tu te réfugies à l'intérieur de tes vieux souvenirs d'enfance et tu te souviens : des matins où nous nous amusions devant la maison. Mais que ce temps est loin. Le temps où nous nous balladions dans les rues, celui où nous partions chaque matin à l'école. Toute cette verdure, végétation infâme et cruelle, qui t'entoure t'empêche de regarder le monde. Toutes ces rivières rougies par le sang des hommes abîment les traits de ton visage. Alors, pourquoi t'ont-ils enlever de moi, de nous. Pour cette guerre, pour ce combat sans issue auquel tu étais contre. Grand Frère je pense encore toi, malgré que tu sois loin de moi.

© Loris Legaillard
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