Le mot de l'auteur
Tout a commencé un soir de lune blanche.

À la brocante de la vie sur la Planète le Net. Elle regarde, elle observe, peine à trouver le chemin du retour. La passante inconnue s'est égarée sur des chemins virtuels inondés par des eaux troubles, bordés d'arbres, aux fruits interdits, aux feuilles pas feuilles.
Des panneaux, des écrans, des claviers éclairés par des lumières lunaires, l'aveuglent.
Elle trébuche sur des météorites. Des chats pachas miaulent. Des souris grises frisent la connerie. Des oiseaux rares, des oiseaux rires, des oiseaux lyre, aux plumes impossibles, picorent des perles de mots tombées de la planète Terre.

Perturbations sismiques, se dit-elle.

Après avoir survolé, elle décide de s'envoler sur les routes du temps. Ailée de mots, elle retourne dans son néant. Elle passe, la passante.
Chercherait-elle celui qui la cherche, s'il l'avait trouvée. Chercherait-elle un étrange étranger, un guerrier. Là bas, dans son néant, sur ses plages de pages fines et dorées, coule un ruisseau de mots limpides. Les montagnes sont belles, l'herbe pousse, le silence a des ailes, la vie est douce, la lune rousse, elle écrit des je t'aimeS avec deu’zem. Au bout du Néant, la mer.
Au loin un radeau, là ou le bleu de la mer inonde les bleus du ciel, un poisson volant dessine dans le ciel un S, plonge dans l'O, puis revient survoler le radeau, trace un S et soudain une lumière.
Tout à commencer

Zorica Sentic
expression