| Ma foi |
aussez-vous, peurs immondes,Je ne crains votre venue ; Même, si souvent douleur gronde, Votre pouvoir s’atténue ; Cachez-vous dans mes viscères, Les malaxant à faire crier, Même si parfois tonne colère Votre décadence a commencé. Peu à peu vos amies m’évitent, Leurs visites s’espacent, Devant mon cœur elles s’agitent Puis changent d’espace. Tremblez ! peurs infécondes, Une douce lumière est venue, Me parlant d’un autre monde Où l’on ne vous a jamais vues. Vos masques y sont dérisoires, Vos laquais n’y trouvent place, L’amour y est le seul vouloir, Un miroir qui vous glace. Ce monde est dans mon cœur, Embrumé d’incroyance, je sens venir son heure, partir l’intolérance. Il me manque le courage D’admettre une bonne fois Ce qui vous enrage : J’ai toujours eu la foi ! |
