| Mort Tacite |
ne minute s’écoule dans mes veines glacéesLe temps fait son boulot de tumeur assassine Il rend mon âme putride, infecte mes pensées, Diabolise puis fige mes terreurs enfantines. Je suis là, recroquevillée, Apeurée, asphyxiée Le dioxyde me tue Je veux, je ne peux plus. Une seconde d’inattention trop active, La parole suit son chemin d’un pas inoffensif, Lentement, se muant en des mots de salive, Elle me crache le fil d’un couteau incisif. Je me plie lasse, isolée, Atterrée, décharnée, Le carbone m’altère, Le cancer, je me terre. Une heure d’attentes cruelles en désillusions, L’angoisse se nourrit de mon pouls éclectique, Elle m’étouffe, affaiblit le rythme mécanique De la pendule du corps dont je perds la raison. Je crie rage, démantelée, A moitié, à jamais, Mes neurones polluées Noire marée, désormais |
